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Un dispositif de 15 000 policiers et membres de forces paramilitaires avait été déployé pour prévenir des violences."La situation est extrêmement grave. Nous avons reçu des informations faisant état de coups de feu tirés dans plusieurs endroits de la ville", a indiqué Javed Munir, un policier de la ville.
"NOS MILITANTS ONT ÉTÉ ATTAQUÉS DE PLUSIEURS CÔTÉS"
Selon un photographe de l'AFP présent sur place, des membres du Muttahida Qaumi Movement (MQM, parti des réfugiés venus d'Inde lors de la partition, en 1947), la plus grande formation pro-Musharraf à Karachi, ont échangé des tirs avec des militants du Parti populaire du Pakistan (PPP, opposition) de l'ancien premier ministre Benazir Bhutto, actuellement en exil. Ces affrontements auraient duré au moins une heure et demie.
"Nos militants ont été attaqués de plusieurs côtés. Ils ont été encerclés, assiégés et plusieurs d'entre eux sont blessés mais il n'y a aucune ambulance disponible pour les emmener à l'hôpital", a affirmé le porte-parole du PPP, Sherry Rahman. Des images de la télévision locale montraient un panache de fumée noire au dessus de la Karachi.
Le juge Chaudhry, limogé le 9 mars par le président Pervez Musharraf pour "inconduite et abus d'autorité", était toujours bloqué, samedi matin, à l'aéroport de Karachi où des partisans du gouvernement ont bloqué les axes routiers.
Depuis son limogeage, l'ancien président de la Cour suprême du Pakistan est devenu un symbole de l'opposition au pouvoir militaire incarné, depuis huit ans, par le général Musharraf. Sa mise à pied a provoqué de multiples manifestations des milieux judiciaires et de l'opposition, allant des partis islamistes aux partis laïcs des anciens premiers ministres Benazir Bhutto et Nawaz Sharif.